L'Arabie saoudite a annoncé que les membres de l'OPEP et les producteurs de pétrole alliés envisagent de prolonger leurs plans de réduction de la production au second semestre de 2019 afin de ramener les stocks à un niveau normal. La décision sera prise en juin 2019, dans un contexte de tensions au Moyen-Orient, après l'attaque de deux pétroliers saoudiens au large des côtes des Émirats Arabes Unis et des installations pétrolières en Arabie Saoudite.
Le dernier accord entre l'OPEP et les producteurs de pétrole non membres de l'OPEP a été conclu en décembre 2018. Les parties ont convenu de réduire conjointement la production de pétrole brut de 1,2 mb/j, à compter de janvier 2019 pour une période initiale de six mois, afin de tenter de renforcer les prix mondiaux du pétrole. Les réductions sont partagées entre les pays de l'OPEP (0,8 mb/j, l'Iran, la Libye et le Vénézuela étant exemptés) et les pays non-OPEP comme la Russie (0,4 mb/j). La plus grande partie de la réduction réelle de la production de l'OPEP provient des pertes de production en Iran et au Vénézuela.
L'Arabie Saoudite prévoit de maintenir son niveau de production à 9,8 mb/j en mai et juin 2019. Le pays poursuit volontairement une stratégie visant à aller au-delà de son engageement à produire 10,3 mb/j afin de réduire à la fois sa production et ses exportations de pétrole brut.
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