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Politiques et Règlementation

La Chine prévoit d'ajouter plus de 30 GW de capacité de "nouveau stockage d'énergie" d'ici à 2030, en plus de la capacité de stockage actuelle d'environ 35 GW qui comprend déjà 3,3 GW de "nouveau stockage d'énergie" (2020). Le nouveau stockage de l'énergie consiste en des procédés reposant sur des systèmes électrochimiques, à air comprimé, à volant d'inertie et à super condensateurs.

Le système national chinois d'échange de quotas d'émission de carbone (SEQE) a officiellement débuté les échanges du 16 Juillet 2021 par des quotas de 4,1 MtCO2 pour une valeur de 210 millions de CNY (32 millions d'USD). Le prix d'ouverture était de 48 CNY/tCO2 (7,4 USD/tCO2), et le prix de clôture était de 51,2 CNY/tCO2 (7,9 USD/tCO2).

Le Parlement allemand a adopté un projet de loi modifiant la Loi d'Action Climatique pour avancer l'échéance de la neutralité climatique à 2045 et durcir l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 55 à 65 % d'ici 2030 par rapport à 1990. De plus, le pays vise à réduire les émissions de GES de 88 % en 2040 par rapport à 1990. La majeure partie de cet effort supplémentaire proviendra du secteur de l'énergie et de l'industrie.

Le Conseil fédéral suisse a adopté une nouvelle loi pour fixer des règles d'appel d'offres. L'objectif est de porter la production d'électricité de nouvelles énergies renouvelables à au moins 17 TWh en 2035 et 39 TWh en 2050 et la production d'électricité hydraulique à au moins 37,4 TWh en 2035 et 38,6 TWh en 2050. En 2019, la production d'électricité part les nouvelles énergies renouvelables a atteint 5 TWh et la production hydroélectrique 41 TWh.

Le gouvernement central chinois mettra fin aux subventions accordées aux nouvelles centrales solaires photovoltaïques (PV), aux projets photovoltaïques distribués destinés au commerce et aux projets éoliens terrestres à partir de 2021. Cette politique entrera en vigueur le 1er août 2021. L'électricité produite à partir d'énergies renouvelables devra s'aligner sur le prix de la production d'électricité locale au charbon, ou fixer le prix de distribution via le marché de l'électricité, car le pays vise la parité des réseaux.

Dans son plan national électrique 2021-2030, l'Indonésie cherche à atteindre 48% minimum pour la part des énergies renouvelables, soit près de 20 GW. Le plan 2019-2028 visait 30 % d'énergies renouvelables. Le plan national d'approvisionnement en électricité (RUPTL) est un document de politique sur 10 ans établi par les autorités pour la compagnie d'électricité publique PT Perusahaan Listrik Negara (PLN) ; la rédaction du plan RUPTL devrait être achevée fin juin 2021.

Le Royaume-Uni a lancé son propre marché du carbone (Emissions Trading System - ETS), avec la première vente aux enchères de permis gouvernementaux (plus de 6 millions de quotas britanniques). Le contrat de référence des quotas britanniques pour décembre 2021 (UKA) a ouvert à 50,23 £/t (58,25 €/t), tandis que le contrat des quotas européens pour décembre 2021 (EUA) se négociait à 50,86 €/t.

Les autorités françaises ont présenté le plan national du pays dans le cadre du plan de relance de l'UE en cas de pandémie, qui s'élève à 100 milliards d'euros au total, dont 39,4 milliards d'euros financés par des subventions de l'UE et le reste par des emprunts nationaux.

Les autorités brésiliennes se sont engagées à atteindre zéro émissions nettes d'ici 2050 et ont réitéré leur engagement à réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre (GES) et à mettre fin à la déforestation illégale d'ici 2030. En outre, le Brésil a promis de doubler le budget alloué aux efforts d'application des règles environnementales. Pour ce faire, le gouvernement réclame 1 milliard de dollars US/an d'aide étrangère, le budget 2021 étant presque bouclé.

Le ministère colombien de l'environnement et du développement durable a lancé la stratégie Colombie Neutralité Carbone, qui vise à promouvoir les efforts des secteurs public et privé et de la société civile en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), dans le but d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. Parmi les entreprises privées qui se sont engagées à réduire leurs émissions figurent les groupes pétroliers et gaziers Repsol et Omega Energy, ainsi que le groupe ISA, spécialisé dans la transmission d'énergie, les routes et les télécommunications.

Les autorités indiennes ont repoussé la date limite d'adoption des nouvelles normes d'émission par les centrales thermiques au charbon.

L'Arabie saoudite a lancé l'initiative verte saoudienne, qui fixe un objectif de 50 % d'électricité issue des énergies renouvelables d'ici 2030 ; en 2019, le gaz représentait 65 % du mix électrique saoudien, le reste étant couvert par le pétrole. Le pays vise également à réduire ses émissions de CO2 et prévoit de mettre en œuvre des projets sur les technologies d'hydrocarbures propres pour éliminer plus de 130 MtCO2 d'émissions de carbone (objectif de réduction des émissions fixé dans sa CDN) et de porter à 94 % le taux de réorientation des déchets des décharges.

Le ministère indonésien de l'énergie et des ressources minérales prévoit d'augmenter la capacité des énergies renouvelables du pays de 11,7 GW entre 2021 et 2025, selon le projet du plan d'approvisionnement en électricité 2021-2025 (RUPTL).

La Chine a publié son 14e plan quinquennal couvrant la période 2021-2025 et a annoncé son objectif d'augmenter de 40 % sa capacité nucléaire, qui passera de 50 GW en 2020 à 70 GW en 2025. En outre, le pays entend tirer 20 % de sa consommation énergétique totale de combustibles non fossiles d'ici 2025 (15,9 % en 2020). La Chine vise également de réduire son intensité énergétique (c'est-à-dire la consommation d'énergie par unité de PIB) de 13,5 % et son intensité carbone (c'est-à-dire les émissions de CO2 par unité de PIB) de 18 % sur la période 2021-2025.

Infrastructure et Investissements

L'Ouzbékistan a signé des accords de projet avec Masdar pour deux centrales solaires de 220 MW dans les régions de Jizzakh et Samarkand. Le groupe basé à Abu Dhabi (Émirats arabes unis) a remporté le projet dans la région de Samarcande avec une offre de 1,791cts$/kWh et le projet dans la région de Jizzakh avec une offre de 1,823cts$/kWh. L'appel d'offres a été lancé en février 2020, lorsque le gouvernement ouzbek a publié un appel à manifestation d'intérêt pour deux projets d'énergie solaire, qui seront construits dans le cadre de partenariats public-privé (PPP).

Les autorités sud-coréennes ont annoncé un projet de création d'une centrale éolienne flottante de 6 GW au large des côtes d'Ulsan d'ici 2030. Le projet, qui sera développé dans le cadre d'un partenariat public-privé, nécessite un investissement de 36 000 milliards de KRW (32 milliards de dollars). La centrale devrait produire 84 000 t/an d'hydrogène propre.

Prévisions

L'Administration Nationale de l'Energie (AEN) de la Chine vise à raccorder au réseau électrique chinois un minimum de 90 GW en capacités éoliennes et solaires en 2021. L'AEN prévoit de fixer des objectifs pour le transport de l'énergie renouvelable plutôt que des objectifs sur les projets de construction autour des énergies renouvelables. Elle s'assure ainsi que les projets de construction n'entraînent pas de restrictions et puissent aboutir sur la vente de la totalité de leur production d'énergie sur le marché.

Marchés de l’Énergie et du Climat

Selon le ministère chinois de l'écologie et de l'environnement, l'intensité carbone de la Chine, qui mesure la quantité de CO2 émise pour générer une unité de PIB, a diminué de 18,8 % sur la période 2015-2020, dépassant l'objectif de 18 % de réduction. Selon le Bureau national des statistiques, l'intensité carbone de la Chine a diminué de 1 % en 2020, le pays ayant réduit son utilisation de charbon de 57,7 % de la consommation d'énergie en 2019 à 56,8 % en 2020.

Selon l'association brésilienne de l'énergie éolienne ABEEólica, le Brésil disposait d'une capacité éolienne installée de 17,7 GW à la fin de 2020 (contre 928 MW à la fin de 2010), avec 695 centrales et plus de 8 300 éoliennes. En 2020, le Brésil a installé près de 2,3 GW de capacité éolienne. La plupart de la capacité éolienne installée du Brésil est située dans le Nordeste, avec notamment 5,2 GW dans le Rio Grande do Norte, 4,9 GW à Bahia, 2,3 GW dans le Piauí et 2,2 GW dans le Ceará.

Sociétés

BP a publié ses résultats pour 2020, affichant une perte de 20,3 milliards de dollars US (contre un bénéfice de 4 milliards de dollars US en 2019), en raison d'importantes dépréciations et d'amortissements d'exploration au deuxième trimestre de 2020. Le groupe a souffert d'une compression de la demande en raison de la pandémie de COVID-19, de la baisse des prix du pétrole et du gaz, et de la pression continue sur les marges de raffinage. Il a toutefois réussi à réduire les coûts de production (-6,5 % pour les coûts de production unitaires en amont).