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Marchés de l’Énergie et du Climat

Equinor a démarré la production au champ Johan Sverdrup, un champ pétrolier et gazier géant dans la partie norvégienne de la mer du Nord, avec deux mois d'avance et 40 milliards de couronnes norvégiennes (NOK - 4 milliards d'euros)en dessous des estimations initiales des coûts du plan de développement et d'exploitation (PDO).

Selon le World Nuclear Report 2019, la Chine a été à la tête des développements nucléaires mondiaux en 2018, puisque 7 des 9 réacteurs mis en service au cours de l'année étaient situés en Chine, les deux autres étant en Russie. La production d'énergie nucléaire chinoise a augmenté de 19% et a contribué à l'augmentation de 2,4% de la production nucléaire mondiale (sans la Chine, cette croissance n'aurait été que de 0,6%).

L'Arabie saoudite a annoncé que les membres de l'OPEP et les producteurs de pétrole alliés envisagent de prolonger leurs plans de réduction de la production au second semestre de 2019 afin de ramener les stocks à un niveau normal. La décision sera prise en juin 2019, dans un contexte de tensions au Moyen-Orient, après l'attaque de deux pétroliers saoudiens au large des côtes des Émirats Arabes Unis et des installations pétrolières en Arabie Saoudite.
 

Politiques et Règlementation

L'Allemagne a adopté un Programme d'Action 2030 pour le Climat pour aider à atteindre d'ici 2030 55 % de réduction des émissions de GES par rapport à 1990. Dans le secteur de l'énergie, les émissions devront être réduites à entre 175 et 183 MtCO2 d'ici 2030, grâce à l'abandon progressif de la production d'électricité à partir du charbon et à la promotion de la production d'énergie renouvelable. Les centrales à charbon ne produiront que 17 GW d'électricité d'ici 2030 et seront mises hors service d'ici 2038.

La Commission Européenne (CE) estime que la Directive sur la Taxation de l'Energie (DTE) (2003/96/CE) est dépassée et non conforme à la politique énergétique et climatique de l'Union Européenne (UE), selon un rapport d'évaluation publié par la CE.

La DTE fixe des règles pour la taxation des produits énergétiques utilisés comme carburants ou combustibles de chauffage et de l'électricité. Elle fixe également des taux d'imposition minimums pour ces produits dans l'UE.

Le ministère allemand de l'économie et de l'énergie a publié sa stratégie législative visant à éliminer progressivement le charbon, à mettre en œuvre les recommandations de la commission "croissance, changement structurel et emploi", afin de réduire la capacité des centrales au charbon à 30 GW en 2022 (dont 15 GW de centrales au lignite), à 17 GW en 2030 (9 GW de lignite), et atteindre un objectif zéro charbon en 2038.

Suite au refus de la République tchèque, de l'Estonie, de la Hongrie et de la Pologne de fixer une date pour atteindre l'objectif zéro émissions nettes, le Conseil européen n'est pas parvenu à un accord historique sur la neutralité carbone à l'horizon 2050. Les quatre pays sont tous dépendants de la production d'énergie thermique (60% du mix énergétique de la République tchèque en 2018, 89% pour la Pologne, 94% pour l'Estonie et 47% pour la Hongrie, où le nucléaire compte pour 49% supplémentaires).

La Nouvelle-Zélande a approuvé un projet de loi visant à devenir neutre en carbone d'ici 2050 (à l'exception des émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur agricole). Le projet de loi crée une Commission des changements climatiques chargée d'élaborer une feuille de route et un plan qui seront mis à jour tous les cinq ans. Le projet de loi est encore soumis à l'approbation du Parlement, qui pourrait intervenir d'ici fin 2019.

Prévisions

Selon la Carbon Tracker Initiative (UK), depuis 2018, les grandes compagnies pétrolières et gazières ont approuvé environ 50 milliards de dollars de nouveaux investissements qui ne pourront pas prospérer si les pays se conforment à l'objectif de l'Accord de Paris de maintenir la hausse des températures mondiales sous 1,5-2˚C. D'autres projets non conformes à l'accord de Paris, d'un montant de 21 milliards de dollars, devraient être approuvés d'ici fin 2019.

Infrastructure et Investissements

La société islandaise de développement géothermique Reykjavik Geothermal se prépare pour le forage d'exploration prévu en septembre 2019 pour le développement de deux centrales géothermiques de 500 MW à Corbetti et Tulu Moye (Ethiopie). Les projets nécessiteront un investissement d'environ 4,4 milliards de dollars et ajouteront une capacité géothermique supplémentaire de 1 GW au réseau national.