Publications

Actualités énergie

Politiques et Règlementation

Les autorités françaises ont présenté le plan national du pays dans le cadre du plan de relance de l'UE en cas de pandémie, qui s'élève à 100 milliards d'euros au total, dont 39,4 milliards d'euros financés par des subventions de l'UE et le reste par des emprunts nationaux.

Les autorités brésiliennes se sont engagées à atteindre zéro émissions nettes d'ici 2050 et ont réitéré leur engagement à réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre (GES) et à mettre fin à la déforestation illégale d'ici 2030. En outre, le Brésil a promis de doubler le budget alloué aux efforts d'application des règles environnementales. Pour ce faire, le gouvernement réclame 1 milliard de dollars US/an d'aide étrangère, le budget 2021 étant presque bouclé.

Le ministère colombien de l'environnement et du développement durable a lancé la stratégie Colombie Neutralité Carbone, qui vise à promouvoir les efforts des secteurs public et privé et de la société civile en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), dans le but d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. Parmi les entreprises privées qui se sont engagées à réduire leurs émissions figurent les groupes pétroliers et gaziers Repsol et Omega Energy, ainsi que le groupe ISA, spécialisé dans la transmission d'énergie, les routes et les télécommunications.

Les autorités indiennes ont repoussé la date limite d'adoption des nouvelles normes d'émission par les centrales thermiques au charbon.

L'Arabie saoudite a lancé l'initiative verte saoudienne, qui fixe un objectif de 50 % d'électricité issue des énergies renouvelables d'ici 2030 ; en 2019, le gaz représentait 65 % du mix électrique saoudien, le reste étant couvert par le pétrole. Le pays vise également à réduire ses émissions de CO2 et prévoit de mettre en œuvre des projets sur les technologies d'hydrocarbures propres pour éliminer plus de 130 MtCO2 d'émissions de carbone (objectif de réduction des émissions fixé dans sa CDN) et de porter à 94 % le taux de réorientation des déchets des décharges.

Le ministère indonésien de l'énergie et des ressources minérales prévoit d'augmenter la capacité des énergies renouvelables du pays de 11,7 GW entre 2021 et 2025, selon le projet du plan d'approvisionnement en électricité 2021-2025 (RUPTL).

La Chine a publié son 14e plan quinquennal couvrant la période 2021-2025 et a annoncé son objectif d'augmenter de 40 % sa capacité nucléaire, qui passera de 50 GW en 2020 à 70 GW en 2025. En outre, le pays entend tirer 20 % de sa consommation énergétique totale de combustibles non fossiles d'ici 2025 (15,9 % en 2020). La Chine vise également de réduire son intensité énergétique (c'est-à-dire la consommation d'énergie par unité de PIB) de 13,5 % et son intensité carbone (c'est-à-dire les émissions de CO2 par unité de PIB) de 18 % sur la période 2021-2025.

Le ministère espagnol de la transition écologique et du défi démographique (MITECO) a publié les résultats du premier appel d'offres sur les énergies renouvelables dans le cadre du nouveau cadre réglementaire, qui proposait 3 GW de capacité renouvelable, dont 1 GW de photovoltaïque, 1 GW d'éolien terrestre et 1 GW de technologie renouvelable sans restrictions. Au total, 84 entreprises ont participé à l'appel d'offres, soumettant des offres pour 9 700 MW, soit plus de trois fois la puissance mise aux enchères.

Le gouvernement norvégien a présenté un plan d'action global sur le climat à l'horizon 2030. Ce plan se concentre sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) qui ne sont pas incluses dans le système d'échange de quotas d'émission (ETS), notamment les émissions provenant des transports, des déchets, de l'agriculture et des bâtiments, ainsi que certaines émissions provenant de la production industrielle et de l'industrie pétrolière et gazière.

La Chine s'est engagée à réduire son intensité carbonique (c'est-à-dire ses émissions de CO2 par unité de PIB) de plus de 65 % d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005, alors que l'objectif précédent était de réduire son intensité carbonique de 60 à 65 % d'ici 2030. En outre, le pays prévoit de faire passer la part des combustibles non fossiles dans la consommation d'énergie primaire d'environ 20 % à 25 % d'ici 2020, et de porter sa capacité totale installée d'énergie éolienne et solaire à plus de 1 200 GW.

Le gouvernement britannique a mis à jour sa contribution nationale déterminée (CDN). Le pays vise à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 68 % d'ici 2030, par rapport aux niveaux de 1990, alors que l'objectif précédent de la NDC était de 53 %. En juin 2019, le Royaume-Uni a adopté une loi dont l'objectif est d'atteindre un niveau d'émission net zéro d'ici 2050.

Le ministère chinois de l'écologie et de l'environnement (MEE) a lancé un plan de consultation pour un système national d'échange de quotas d'émission (SEQE). Selon le nouveau projet de règles, la participation au SEQE sera obligatoire pour les entreprises dépassant un seuil de 26 000 tCO2eq/an, ce qui équivaut à une consommation de 10 000 tce/an. Les entreprises devront publier des déclarations d'émissions, soumises à des obligations de divulgation d'informations et de vérification.

Le président sud-africain a présenté le plan de reconstruction et de relance économique de l'Afrique du Sud, d'un montant de 500 milliards de ZAR (30 milliards de dollars US). Ce plan, qui représente 10 % du PIB, vise à accélérer le redressement de l'économie sud-africaine qui a été profondément touchée par la pandémie de Covid-19.

Marchés de l’Énergie et du Climat

Selon le ministère chinois de l'écologie et de l'environnement, l'intensité carbone de la Chine, qui mesure la quantité de CO2 émise pour générer une unité de PIB, a diminué de 18,8 % sur la période 2015-2020, dépassant l'objectif de 18 % de réduction. Selon le Bureau national des statistiques, l'intensité carbone de la Chine a diminué de 1 % en 2020, le pays ayant réduit son utilisation de charbon de 57,7 % de la consommation d'énergie en 2019 à 56,8 % en 2020.

Selon l'association brésilienne de l'énergie éolienne ABEEólica, le Brésil disposait d'une capacité éolienne installée de 17,7 GW à la fin de 2020 (contre 928 MW à la fin de 2010), avec 695 centrales et plus de 8 300 éoliennes. En 2020, le Brésil a installé près de 2,3 GW de capacité éolienne. La plupart de la capacité éolienne installée du Brésil est située dans le Nordeste, avec notamment 5,2 GW dans le Rio Grande do Norte, 4,9 GW à Bahia, 2,3 GW dans le Piauí et 2,2 GW dans le Ceará.

Selon le Bureau national chinois des statistiques, la production de charbon de la Chine a augmenté de 0,9% en 2020 pour atteindre plus de 3,8 Gt et les importations de charbon ont augmenté de 1,5 % pour atteindre 304 Mt. La production de pétrole brut a légèrement crû en 2020 (+1,6%), et 670 Mt de pétrole brut ont été traitées (+3%). La production de gaz de la Chine et les importations de gaz sont également en augmentation (+9,8% et +5,3% respectivement). Et la production d'électricité a connu une croissance de 2,7% en 2020.

Sociétés

BP a publié ses résultats pour 2020, affichant une perte de 20,3 milliards de dollars US (contre un bénéfice de 4 milliards de dollars US en 2019), en raison d'importantes dépréciations et d'amortissements d'exploration au deuxième trimestre de 2020. Le groupe a souffert d'une compression de la demande en raison de la pandémie de COVID-19, de la baisse des prix du pétrole et du gaz, et de la pression continue sur les marges de raffinage. Il a toutefois réussi à réduire les coûts de production (-6,5 % pour les coûts de production unitaires en amont).

Infrastructure et Investissements

La Chine prévoit de développer jusqu'à 60 GW de capacité hydroélectrique sur une section du fleuve Brahmapoutre (Yarlung Tsangbo), qui coule du Tibet vers l'Inde et le Bangladesh. Le projet a été inclus dans les propositions de formulation du 14e plan quinquennal du pays (2021-2025) et de son objectif à long terme jusqu'en 2035.

La State Grid Corporation of China (SGCC) a l'intention d'investir 6 000 milliards de yuans (environ 890 milliards de dollars US) dans les réseaux électriques et les industries connexes au cours de la période couverte par le 14e plan quinquennal (2021-2025), en se concentrant sur la transmission d'électricité à ultra-haute tension, les chargeurs de véhicules électriques et les nouvelles infrastructures numériques. En outre, la société prendra des mesures pour garantir un taux d'utilisation annuel de l'énergie hydraulique, éolienne et solaire supérieur à 95 %.

Prévisions

Le régulateur canadien de l'énergie (CER) a publié ses prévisions de l'offre et de la demande d'énergie jusqu'en 2050 (EF2020), comprenant un "scénario de référence" qui n'implique aucun effort supplémentaire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et une demande constante de combustibles fossiles (projection de référence traditionnelle) et un "scénario évolutif", qui suppose la poursuite de la tendance historique d'une action mondiale croissante contre le changement climatique.